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Nous aider à la diffusion

Ce 17 octobre à Bruxelles, des citoyen.e.s et plus d’une trentaine d’organisations du secteur social et environnemental se mobiliseront à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté. Pour nous aider à porter la voix des plus précaires, diffusez et invitez largement autour de vous !

Sur les réseaux sociaux :

Imprimer/diffuser l’affiche et le flyer :

(vous pouvez également venir en chercher en grande quantité à la Fédération des Services Sociaux du lundi au vendredi de 9h à 17h 49, rue Gheude 1070 Anderlecht)

Communiqué de presse : En raison de la crise du covid, la pauvreté continue d’augmenter. Le 17 octobre, les organisations de lutte contre la pauvreté appellent le gouvernement De Croo à agir sur 5 priorités.

16 octobre 2020

Cette année aussi, les personnes en situation de pauvreté et les organisations qui les représentent se mobilisent le 17 octobre, Journée mondiale de Lutte contre la Pauvreté. L’évolution des chiffres de la pauvreté montre clairement qu’il est toujours nécessaire de lutter contre la pauvreté et les inégalités dans notre société. Il y a 10 ans, dans le cadre de la stratégie Europe 2020, la Belgique a promis de sortir 380.000 personnes de la pauvreté d’ici 2020.10 ans plus tard, cependant, la pauvreté n’a pas diminué et une personne sur cinq en Belgique vit dans la pauvreté.1 De plus, ces chiffres datent d’avant la crise du Covid. Cette crise a un impact sur notre société dans son ensemble, mais surtout sur les personnes en situation de pauvreté. Les experts de terrain et dans le domaine scientifique sont d’accord. La pauvreté et les inégalités sociales dans notre société vont encore s’accroître dans les mois à venir.

Les choix politiques nécessaires pour apporter une solution structurelle au problème de la pauvreté sont bien connus. Néanmoins, le courage politique nécessaire pour les mettre en œuvre a fait défaut au cours des dix dernières années :

  • Les différents gouvernements fédéraux ont promis d’augmenter les allocations les plus faibles depuis 2011. Cependant, très peu de choses se sont mises en place dans ce domaine, ce qui a pour conséquence que la plupart des allocations sont encore bien en dessous du seuil de pauvreté européen.2 A cause des coûts plus élevés engendrés par le confinement, la situation des bénéficiaires est devenue encore plus pénible. En outre, les conditions de plus en plus strictes et les obstacles administratifs rendent difficile l’accès des bénéficiaires à leurs droits sociaux. Dans certains cas, ils sont même complètement exclus, notamment en raison de la numérisation croissante des moyens d’accès.
  • La raison d’être d’une sécurité sociale forte a été prouvée une fois de plus lors de la crise du Covid. Cependant, ces dernières années, la sécurité sociale a été principalement considérée comme un poste de dépenses sur lequel il fallait économiser. Nous ne devrions donc pas être surpris que la crise sanitaire ait révélé un certain nombre de lacunes importantes. Par exemple, les personnes ayant un statut de travailleur précaire (travailleurs intérimaires, étudiants jobistes, ALE, travailleurs à temps partiel,…) ou dans un secteur précaire ( horeca, artistes,…) sont insuffisamment ou même pas protégées. La tendance3 qui pousse les gens hors de la sécurité sociale et qui les oblige à se tourner vers les CPAS, qui sont déjà surchargés, s’est poursuivie pendant la crise. En matière d’assurance maladie et d’accès aux soins de santé également, de nombreux obstacles subsistent : pensez par exemple au remboursement limité des soins de santé mentale ou à l’aide médicale urgente inadéquate pour les personnes sans résidence légale.
  • Une politique climatique efficace sera essentielle dans les années à venir pour limiter l’impact du changement climatique sur les populations et la planète. Les décideurs politiques oublient souvent qu’une politique sociale fait partie intégrante d’une politique climatique et environnementale durable. En effet, la résolution des grands problèmes sociaux qui appauvrissent la population, tels que l’emploi, le logement, la mobilité, l’accès à l’énergie et à une alimentation saine, et la réalité de la migration, contribuera fortement à une transition durable.

Le gouvernement De Croo aura-t-il le courage politique de réussir enfin, après dix ans, à réduire véritablement la pauvreté ? Vu l’urgence de la situation sur le terrain, le Réseau belge de lutte contre la pauvreté, le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP), le Netwerk tegen Armoede (NTA) et le Collectif Rendre Visible l’Invisible appellent le nouveau gouvernement fédéral à agir rapidement sur 5 priorités :

  1. Relevez les allocations les plus faibles au-dessus du seuil de pauvreté européen et rendez-les plus accessibles !
  2. Investissez dans une sécurité sociale forte et équitable afin que chacun puisse faire valoir son droit à l’aisance!
  3. Pas de justice climatique sans justice sociale: mettez en oeuvre une transition inclusive et juste vers une société plus verte.
  4. Prévoyez un budget ambitieux, sinon ces mesures resteront lettre morte
  5. Impliquez activement les personnes en situation de pauvreté dans la formulation des politiques, elles font partie intégrante de la solution

Les organisations de lutte contre la pauvreté mettent en place des actions dans tout le pays ce 17 octobre, journée mondiale de lutte contre la pauvreté. Suivez ces actions :

Contacts presse :

1 Selon les statistiques de 2018, le nombre de personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale est de 2.250.000 (20%). Ce nombre est supérieur à son niveau de 2008 (2.194.000), point de départ de la stratégie Europe2020. Selon les chiffres de 2019, 19,5 % de la population belge vit dans la pauvreté. Pour des raisons méthodologiques, les chiffres de 2019 ne sont pas comparables avec ceux des années précédentes. (Source: EU-SILC)

2 Le seuil de pauvreté européen est le pourcentage de personnes ayant un revenu net disponible équivalent à moins de 60 % du revenu national net médian équivalent. Le seuil de pauvreté est de 1.230 € net par mois pour une personne isolée et de 2.584 € net par mois pour un ménage composé de deux adultes et deux enfants (de moins de 14 ans). Au total, presque 1,7 million de personnes, soit 14,8 % de la population belge, vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté.

3 Ainsi, sur les cinq dernières années, le nombre de revenus d’intégration sociales et d’aides équivalentes au revenu d’intégration a augmenté de 26,9 %, un indice important du glissement de plus en plus de personnes précarisées, exclues d’autres dispositifs de protection sociale, vers le dernier filet de protection sociale.

Ateliers risographie : des revendications à l’image

Grâce à une technique d’impression particulière et à un travail d’équipe autours des revendications du front, des affiches sont imaginées et imprimées.
Merci aux participant.e.s : Béatrice, Georges, Margaux, Marie-France, Ambre, Laurence, Gloria, Mélanie, Adèle, Marie-Anne, Christine, Christine, Kodjo, Gaëlle, Hector, Sophie, Mireille, Aurélie, Julia et Max.

Nous vous invitons à venir découvrir ce travail graphique engagé lors de la ‘Journée mondiale de lutte contre la pauvreté’ du 17 octobre prochain qui se déroulera sur la place du marché aux poissons, métro Sainte-Catherine.

Les derniers ateliers risographie d’octobre 2020 en photos prises par George Vereecken :

Et le résultat :

Nos revendications concernant le logement

Nous souhaitons insister sur le fait que éviter les expulsions est mesure préventive au sans-abrisme. Le Front commun des SDF a beaucoup travaillé la question, sur leur site internet ils ont un document qui reprend toutes des mesures à mettre en place qui permettraient d’éviter des expulsions et mieux accompagner les locataires précaires (notamment la fin du statut de cohabitant, prévenir directement les CPAS quand il y a menace d’expulsion,…). Il est essentiel pour nous de faire aussi le lien avec une population déjà marginalisée et précarisée : les personnes sortant de prison et d’autres centres d’hébergement, qui ont encore plus de difficulté à se trouver un logement.

Pour favoriser le relogement, la RBC doit avoir une politique de logement beaucoup plus sociale : construire massivement du logement PUBLIC SOCIAL et rénover les logements existants, insister sur l’obligation des bourgmestres de reloger les personnes expulsées sur leur territoire, construire des logements de transit, explorer la piste du bail glissant, et lutter contre les logements vides/spéculation sur le logement, conserver une maîtrise de son foncier public (bannir les mécanismes qui font que après X années, le logement peut être revendu sur le marché privé). Les terrains publics doivent rester publics, et du logement social doit y être construit.

Nos revendications politiques :

  1. Pas d’expulsion sans relogement : (dans les suites de ce qui avait été discuté le 17 juin) le 1er septembre les expulsions vont être à nouveau autorisées. Il faut pouvoir d’une part reloger un maximum les locataires, mais aussi en amont prévenir le plus possible les expulsions (événement très traumatisant pour les personnes concernées).
  2. Pour se faire reloger, il faut déjà avoir un logement : d’une manière ou d’un autre visibiliser la situation des personnes sans-abri.
  3. STOP discrimination des propriétaires : notamment pour les personnes qui émargent du CPAS, on peut même voir dans certaines annonces des propriétaires qui demandent « pas de locataires émargeant du CPAS ». C’est scandaleux, il faut dénoncer cela.
  4. Les propriétaires choisissent les locataires et pas le contraire : trouver un slogan qui visibilise la notion de « choix », cette idée que « les locataires ont le choix et s’ils ne sont pas contents ils n’ont qu’à aller ailleurs » alors que pour toute une série de personnes, rien n’est plus faux.
  5. Renversement de la charge de la preuve : populariser le fait que ce ne soit plus aux précarisés de prouver qu’ils ont besoin d’une aide publique pour payer leur loyer par exemple, mais au propriétaire-bailleur de prouver qu’il a besoin de tel montant de loyer pou vivre dignement.
  6. STOP aux logements passoire : urgent de rénover le bâti bruxellois, TOUT le bâti bruxellois, et de faire en sorte que les aides à la rénovation bénéficient aussi à celles et ceux qui en ont le plus besoin, les habitant(e)s de logements insalubres et vivant dans une situation de précarité énergétique. C’est un enjeux social ET climatique.
  7. Isolez les maisons pas les gens : FIN au statut de cohabitant ET isolation du bâti.

Quand des personnes connaissent une grande précarité et qu’ils nous en parlent :

Nos revendications concernant l’énergie

L’énergie est un des domaines où il est tentant de proposer des alternatives, voire des politiques, qui impliquent des changements profonds d’usage et d’utilisation. On a évoqué par exemple des taxes carbones sur le chauffage et l’électricité, une taxe sur les carburants (cfr les Gilets jaunes) ou encore l’encouragement de technologies bas carbone comme peuvent l’être les voitures électriques ou les panneaux solaires. Toutes ces mesures se heurtent à un argument de poids si l’on veut que l’aspect social soit déterminant dans les inévitables décisions environnementales à prendre : elles ont toutes un effet négatif pour les personnes aux bas revenus. Comment en effet pouvoir supporter un chauffage plus cher lorsque son logement est une vraie passoire ? Et ça va donner quoi, un logement passoire sur une planète étuve ?

Ce n’est pas tenable. Il nous faut ouvrir d’autres pistes. A Rendre Visible l’Invisible, nous ne parlons pas seulement de mener campagne pour une rénovation thermique du bâti qui serait accessible aux plus pauvres (certains exemples en cours montrent que c’est en effet assez loin d’être le cas) mais nous débattons aussi d’une « carte carbone » qui  mettrait tout citoyen à égalité devant sa consommation de chauffage, son emploi de la voiture ou ses voyages en avion. Une piste où, pour une fois, les plus pauvres seraient gagnants.

Mais nous ne faisons pas que cela. Nous passons également au crible du climat les 14 mesures déterminées par les participant.e.s au Front RVI. Par exemple, la défense du statut de cohabitant et le combat pour l’individualisation des droits est envisagée du point de vue de coût-bénéfice en matière environnementale. Vaut-il mieux avoir une chaudière pour quatre ou cinq personnes vivant sous le même toit que quatre ou cinq chaudières dans des logements individuels ? Si des allocataires pouvaient vivre ensemble ou avec d’autres personnes, ce serait un bénéfice pour tout le monde. 

C’est cela pour nous prendre le climat par le bout du social.

Nos revendications concernant l’alimentation

Pour nous, l’alimentation est une thématique qui s’inscrit en plein au croisement du social, de la santé et du climat. 

Nous ne voulons pas d’un aménagement du système alimentaire actuel, nous voulons collectivement le transformer en profondeur pour qu’il garantisse nos droits.

Plutôt que d’opposer « fin du monde et fin du mois », nous devons révolutionner le système alimentaire. À terme, nous ne voulons pas d’un système alimentaire mondial et industriel pour les pauvres, et d’un système alimentaire local et de saison pour les riches. Nous voulons un système alimentaire unique, proposant à tous et toutes des produits permettant de se nourrir de manière équilibrée, en respectant la diversité culturelle, la santé et celle de la planète !

Bien manger est un droit humain, c’est le droit à l’alimentation et à la nutrition. Nous entendons faire valoir notre droit, et nous ne voulons pas de la charité d’un système industriel à bout de souffle qui détruit la planète et bafoue la dignité des personnes. 

Les inégalités en matière d’accès à l’alimentation de qualité sont causées par la manière dont le système alimentaire produit, transforme et distribue les produits. L’alimentation est pensée comme une marchandise « gérée » par le marché. Le marché semble généreux et les rayons des supermarchés bien alléchants à ceux qui ont les moyens. Mais même ceux-ci doivent déjouer les techniques marketing, s’informer sur les effets de leur alimentation sur eux, la société et la planète, se dégager du temps pour faire les courses et cuisiner à la maison, avant de pouvoir se nourrir convenablement. C’est difficile, voire mission impossible. 

D’ailleurs, d’après Sciensano, la moitié de la population belge (49,3%) est soit en surpoids, soit obèse. L’impact de l’alimentation sur la santé suit un gradient social : si les personnes en situation de pauvreté s’en sortent le moins bien et sont les plus touchées par les maladies chroniques, un système bien rodé pousse toute la population à mal manger et à se rendre malade. 

Pour ceux qui galèrent, le même marché est sans pitié : les produits les moins chers sont ceux qui sont riches en calories, mais souvent pauvres en micronutriment. On mange ce qu’on trouve, au gré des promotions. On scrute les prix au kilo : pâtes, huiles, sucre sont alors privilégiés, en grand volume. Les produits les plus nourrissants ne sont pas les plus sains. Pour certains, le manque de revenu conduit au pire : c’est la dépendance aux colis alimentaires, c’est le non-choix absolu.

Or, ce système alimentaire, en plus de générer des inégalités sociales et de santé, génère aussi une énorme masse de gaz à effet de serre et a un impact négatif considérable sur la situation écologique planétaire : il est responsable d’entre 44 et 57% des émissions (déforestation (15-18%), agriculture (11-15%), transport, transformation, et distribution globalisés (15-20%) ; déchets (2-4%)). Les personnes les plus vulnérables sont bien sûr moins en capacité de s’adapter aux changements climatiques et aux désastres environnementaux, que ce soit dans les pays industrialisés comme ailleurs sur la planète. De plus, elles sont les moins responsables du changement climatique, étant donné leur faible niveau de consommation. En bref, la rareté des ressources naturelles (terres agricoles, eau, semences, énergies…) ne doit pas conduire les plus vulnérables vers la pauvreté et l’exclusion : au contraire, c’est l’accès de tous à l’alimentation de qualité qui conduira le système alimentaire vers la justice sociale et écologique.

5 points-clés sur lesquels nous nous engageons à travailler ensemble :

  1. L’existence même de l’aide alimentaire au 21e siècle dans nos sociétés « d’abondance » est un scandale. Pourtant, la demande en colis alimentaire explose depuis le début de l’épidémie du Covid-19. Elle a doublé par rapport à l’année dernière ! L’organisation de cette aide alimentaire est en opposition forte avec le droit à l’alimentation tel que décrit dans les textes des droits humains. Mise à nu, aide temporelle et limitée, aliments de basse qualité, accès parfois insécurisant voire même insécurisé, autant d’éléments qui montrent que l’aide alimentaire, bien que nécessaire, n’est qu’un dépannage alimentaire. De plus, elle s’appuie sur la surproduction de la Politique agricole commune, comme pour la justifier : les « pauvres » servent d’arguments pour légitimer un système industriel qui les rend malades. 
    A quand un système d’accès durable à une alimentation de qualité pour tous et digne pour tous sans conditionnalité sans mise à nu sans déchets du monde industriels, sans invendus uniquement pour les plus pauvres ?  Nous exigeons la suppression de l’aide alimentaire au profit de la mise en place d’un droit à l’alimentation pour tous et pensé par tous !

2. Il est hors de question que les personnes en situation de pauvreté et les paysan.ne.s soient mis en concurrence. Par le biais de la Politique agricole commune, la Belgique (avec les autres États européens) subventionne l’agriculture industrielle, pousse à la concentration des terres et à l’exportation de produits alimentaires. En revanche, aucun subside substantiel n’est donné aux paysans en petites surfaces, travaillant en vente directe ou en circuit cours. Un système alimentaire durable et égalitaire doit pourtant être localisé, basé au maximum sur des circuits directs avec des prix rémunérant correctement les producteurs. Les deux extrémités de la chaine alimentaire subissent les conséquences sociales négatives d’un système alimentaire dépassé. Elles peuvent agir et lutter ensemble.

3. Les prix alimentaires actuels sont injustes et faussés, l’augmentation des revenus des plus pauvres grâce à la taxation des plus riches est une nécessité. Les aides sociales doivent être supérieures au seuil de pauvreté, et les revenus minimums doivent permettre de mener une vie digne. L’État peut se servir de la TVA et de la fiscalité pour agir. Les « prix bas » ne prennent pas en compte tous les coûts de santé et environnementaux : c’est ensuite à l’État de boucher les trous, lorsque c’est encore possible… Nous explorons des pistes pour augmenter les revenus (sécurité sociale alimentaires, chèques alimentaires) et permettre à tous et toutes d’accéder à une alimentation de qualité. 

4. Le gaspillage alimentaire n’est pas un problème technique, mais politique ! Il faut réduire le gaspillage alimentaire qui est inhérent au système industriel et aux « économies d’échelle » qu’il permet. Les personnes en situation de pauvreté ne gaspillent pas, elles se débrouillent, réutilisent, récupèrent. Elles ne peuvent se nourrir dignement avec les restes des riches ou des industries. Elles doivent avoir un accès permanent, digne, à une alimentation saine, diversifiée, nutritive, durable. Un système alimentaire égalitaire ne devrait pas produire de gaspillage alimentaire massif tel qu’il l’est aujourd’hui. 

5. Nous voulons construire notre souveraineté alimentaire pour ne plus dépendre de l’agro-industrie.
Il faut sortir du modèle agro-industriel et proposer des modèles agroécologiques, qui créeront des emplois dignes, approvisionneront les villes et les villages en produits frais et de saison ce qui réduira drastiquement l’impact de l’agriculture sur le climat et nous maintiendra davantage en bonne santé. 

Nous sommes prêt.e.s à construire des solidarités concrètes autour de ces 5 points avec l’ensemble des acteurs de la société qui se reconnaissent dans ce texte.