Nous aider à la diffusion

Ce 17 octobre à Bruxelles, des citoyen.e.s et plus d’une trentaine d’organisations du secteur social et environnemental se mobiliseront à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté. Pour nous aider à porter la voix des plus précaires, diffusez et invitez largement autour de vous !

Sur les réseaux sociaux :

Imprimer/diffuser l’affiche et le flyer :

(vous pouvez également venir en chercher en grande quantité à la Fédération des Services Sociaux du lundi au vendredi de 9h à 17h 49, rue Gheude 1070 Anderlecht)

Participez à la création de lanternes pour la parade

Osier, fil de fer, papier de soie… Venez apprendre la technique, discuter et créer des lanternes pour mettre en lumière les inégalités et illuminer la parade du 17 octobre, Journée Internationale de Lutte contre la Pauvreté.

C’est gratuit et accessible à tous (les enfants de plus de 8 ans accompagnés sont les bienvenus) !

Infos pratiques

🔸 Septembre – Octobre : tous les jeudis et vendredis de 10h à 12h30 (excepté le 17/09) jusqu’au 16/10.

🔸 Tous les ateliers se déroulent à Espace Social

🔸 [Info Covid-19] Nos animatrices s’engagent à respecter l’ensemble des règles sanitaires en vigueur. Des masques et du gel hydroalcoolique seront à disposition.

Pour plus d’infos, contactez l’équipe de L’Atelier d’Espace Social : latelier@tele-service.be

Atelier création d’affiches

Envie de participer à un atelier de création d’affiches ? Inscription jusqu’au 17/09/20 auprès de Habitant.e.s des images.

17 octobre 2020 : pas de justice sociale sans justice environnementale !

Il est devenu assez banal d’affirmer que « fin du monde et fin du mois » constituent un seul et même combat. Mais qu’est-ce que ça veut vraiment dire, un slogan comme celui-là ? Affirmer qu’il s’agit d’un même combat n’est pas suffisant. Encore faudrait-il préciser à partir d’où on compte engager la bataille. Et là, c’est tout à coup beaucoup plus incertain. Par quoi commence-t-on ? Par le social ou par le climat ?

Jusqu’ici c’est bien souvent l’urgence climatique qui vient en premier et il semble que la question sociale n’apparaisse que comme l’arrière-fond d’un bouleversement environnemental plus global (climat, biodiversité, pollutions,…). Pourtant, les populations les plus vulnérables qui sont les moins responsables du réchauffement climatique ou de la diminution de la biodiversité sont aussi celles qui risquent d’être touchées le plus durement par les conséquences de ces changements.

Pour nous, c’est clair : il faut d’abord établir un socle de droits et de moyens qui empêcheront que, dans une humanité aux ressources finies, les pauvres paient doublement l’addition de ce qu’ils n’ont pas consommé.

L’amenuisement des ressources et les pressions plus nombreuses qu’elles vont subir mèneront mécaniquement à un confort de vie différent de celui auquel, ici dans l’hémisphère nord, nous sommes habitués. 

On voit pourtant que la réponse à la pauvreté n’est pas prioritaire dans l’approche que les politiques publiques ont de la question climatique. Beaucoup de choses nous indiquent même le contraire.

Pensons par exemple à la taxe carbone proposée par le gouvernement français et à ce qu’elle a provoqué. Cette mesure pensée exclusivement en termes environnementaux n’a pas anticipé les difficultés qu’elle allait entraîner pour des populations déjà marginalisées. Les Gilets Jaunes sont nés de cette incapacité à penser le social et le climat en même temps. C’est là un exemple où le climat prend le pas sur le social, mais ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. L’isolation des logements en est un autre. Tant que cette mesure concernait les « passoires énergétiques » que représentent bien souvent les logements de personnes appauvries, elle ne constituait pas une priorité. Maintenant qu’elle répond à un impératif généralisé d’économie d’énergie et de réduction des émissions de Co2, elle apparaît comme un nouveau marché prometteur et est donc considérée comme une piste d’action très sérieuse.

Il n’est plus acceptable que la question sociale soit plus durablement tenue pour mineure face aux enjeux contemporains du monde et de la planète. Le Covid-19 est venu nous rappeler avec quelle rapidité les inégalités peuvent se creuser et les appauvrissements s’amplifier lorsqu’un événement mondial de cette ampleur survient. Mais cette crise nous a montré également qu’une autre narration sociale était possible. Si les personnes parmi les plus mal payées du monde du travail n’avaient pas soutenu le système socio-économique à bout de bras, il n’est pas certain que les chaînes d’approvisionnement alimentaire auraient tenu, que les soins auraient pu être prodigués, que la salubrité publique aurait été assurée, etc… Pourtant, il n’aura pas fallu attendre longtemps, une fois que les applaudissements se sont tus, pour que cette reconnaissance s’estompe. Les choix économiques et politiques sanctionnent aujourd’hui celles et ceux-là mêmes qui ont contribué à maintenir en vie un système moribond.

Avant même que les premiers effets des changements climatiques ne se fassent sentir, nos sociétés montrent comment leur incapacité à sortir d’une logique de profit et de prédation va continuer d’impacter les plus vulnérables. Qu’en sera-t-il demain, lorsque les canicules que nous connaissons aujourd’hui s’amplifieront et compliqueront plus encore tous les rapports économiques ? Le Covid-19 devrait nous apprendre beaucoup de ce qui nous attend.

Il ne fait aucun doute que de nouvelles personnes vont prochainement s’ajouter à celles qui vivent déjà la pauvreté. C’est pourquoi, afin de garantir que les perdants d’aujourd’hui ne soient pas les anéantis de demain, il nous faut commencer par assurer que les minima sociaux soient supérieurs au taux de pauvreté, que le salaire minimum comme le montant des pensions augmentent, que la sécurité sociale soit préservée et que son financement soit élargi, que les services publics soient renforcés au bénéfice de toutes et de tous au lieu d’être sans arrêt définancés et que les droits sociaux soient une fois pour toutes individualisés. C’est ça, constituer un socle dont il sera plus difficile de dégringoler.

Mais c’est aussi, tout en se battant pour que ces revendications soient politiquement et concrètement rencontrées, avoir l’audace de mettre dans l’espace public des idées, des visions et des propositions dont nous pourrons collectivement nous emparer afin de rendre effective la rencontre entre fin du monde et fin du mois.

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17 octobre: Journée Mondiale de lutte contre la Pauvreté

Plus que jamais la Journée Mondiale de Lutte contre la Pauvreté, le 17 octobre 2018, impose d’ouvrir les yeux sur ce fléau et cette injustice. Les Réseaux de lutte contre la Pauvreté et de nombreuses  associations et coordinations à travers toute la Belgique organisent des actions de sensibilisation pour dénoncer l’appauvrissement structurel des personnes, des ménages, de biens communs, de services publics et associations qui conduisent à un accroissement de la pauvreté et l’exclusion sociale. Selon l’indicateur européen, 20,3% de la population belge est concerné par l’appauvrissement et la pauvreté ! Une personne sur six vit avec un revenu inférieur au seuil européen de pauvreté, et 5,1% souffrent de privation matérielle grave. Ceci sans parler de l’ensemble des ménages qui vivent en flux tendu, avec plus aucune possibilité d’épargne et donc de sécurité, même avec des revenus du travail.

C’est à  Paris en 1987 que Joseph Wresinski, prêtre d’origine polono-espagnole et son mouvement « ATD Quart Monde » initie la première Journée Mondiale  du Refus de la Misère. Le 22 décembre 1992, l’Assemblée Générale des Nations Unies proclame le 17 octobre comme Journée Internationale pour l’élimination de la Pauvreté. Depuis lors, des citoyens de toutes origines, de toutes conditions, de toutes convictions, des organisations, associations et réseaux, se rassemblent et mobilisent le 17 octobre pour témoigner de leur solidarité, pour faire part de leur refus d’accepter la pauvreté comme une fatalité inévitable, pour révéler des réponses possibles et réalistes. Lors de cette journée, les témoignages des personnes appauvries et des plus pauvres, leurs expériences et leur espoir d’un avenir meilleur, occupent une place centrale.

En Flandre, la plupart des actions s’inscrivent dans le contexte de la politique sociale locale. Les autorités locales disposent de plusieurs instruments pour réduire la pauvreté et l’exclusion sociale sur le terrain et proche des gens. Elles peuvent entre autres octroyer plus de droits de façon automatique ou proactive, investir dans des logements abordables, améliorer l’accès aux soins de santé, contribuer à réduire les frais scolaires et augmenter l’accès à la participation à la culture et aux loisirs. (En savoir plus)

A Bruxelles aussi on se penchera sur les politiques communales. Un parcours dont le fil rouge est « la pauvrophobie » est tracé à travers la ville. Dix « maisons communes temporaires» disséminées dans les rues, les cafés, les théâtres ou les parcs accueilleront les candidates et les candidats récemment sortis des urnes afin d’évaluer avec eux à quel point les politiques locales peuvent influencer, le plus souvent négativement, le sort des personnes en situation de pauvreté. (En savoir plus)

A Namur pour la Wallonie, les personnes en situation d’appauvrissement et de pauvreté, le RWLP et leurs partenaires, appellent à ce que cesse la violence par l’appauvrissement et plaident pour que la  réduction des inégalités s’impose dans tous les agendas immédiatement. 17 ateliers/débat pour un 17 octobre, et au cœur de cette journée, une grande manifestation composent notamment le programme. (En savoir plus)